PAVEL CAZENOVE

 

    

 

 

WORKS

 

NEWS

 

TEXTS

 

CV

VIRGO - 2011

       

 

 

 

 

 

 

 

Virgo, 2011

 

Plaque acier noir oxydée, gravée et percée, Duratrans, système caisson lumineux, 60 x 80 x 15 cm

 

Ci-dessus : vue d’ensemble et détails sur trois « astres »

 

Quelques points d’une lumière rose trouent l’obs­curité ambiante. En s’approchant, on peut voir qu’il s’agit d’une grande plaque d’acier constellée d’au­ré­oles de rouille (transmuant le métal glacé en espace cosmique) et percée de onze trous au travers desquels ce sont autant d’astres féminins qui s’incar­nent, chaque étoile rose dévoilant l’identité d’une déesse volup­tueuse (son nom est poin­çonné sur le métal) offrant au regard du spec­tateur (à la fois voyeur et astronome) l’image brillante de son intimité, l’intérieur chaud et humide de son sexe, le col délicate­ment bombé de son utérus.

 

Dans ce tableau astral, l’« origine du monde » dont il est question se révèle double dans sa nature : à la fois cosmi­que et animale, univer­selle et indi­viduelle, spiri­tuelle et sensuelle, chaque entité fusionnant en une seule et même figure, à la fois symbolique (abstraite) et explicite (charnelle).

 

Virgo étant le nom latin de la cons­tellation de la Vierge, le paradoxe peut sur­prendre entre cette virginité et la nature des différentes « étoiles » qui la com­posent. Mais depuis les origines, les analogies entre le fir­mament et le sexuel ont fasciné les hommes, comme le montre le mythe d’Ouranos, ce dieu du ciel châtré par son fils Cronos qui jeta ses parties dans la mer, soule­vant ainsi une écume fertile d’où naquit Vénus.